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Ouagadougou, 29 avril 2026 - Le Comité technique national (CTN) de la Politique nationale de développement (PND) a tenu, ce mercredi, à Ouagadougou, sa session ordinaire de l'année 2026. Présidée par Vieux Abdoul Rachid SOULAMA, secrétaire général du ministère de l'Économie et des Finances, cette revue technique est la dernière du suivi de la mise en œuvre de la Politique nationale de développement (PND) 2021-2025, arrivée à échéance en décembre 2025

Les travaux du Comité ont porté notamment sur l’examen du rapport annuel de performance 2025, du bilan consolidé 2021-2025 de la Politique nationale de développement, du tableau de bord des réformes et investissements ainsi que de la matrice des réformes stratégiques et des investissements structurants pour la période 2026-2028. Dans son discours d'ouverture, le président du CTN a salué les résultats engrangés malgré la persistance des défis sécuritaires et des tensions géopolitiques internationales. « Malgré ce contexte, notre pays a su faire preuve de résilience et maintenir une dynamique positive », a-t-il déclaré, avant de souligner que le taux d'exécution physique global est de 85,5% en 2025, en progression de 3,6 points par rapport à 2024. Le taux d'exécution financière s'est établi, quant à lui, à 83,3%.
Des acquis significatifs dans plusieurs domaines
Au titre des principales réalisations, le rapport de performance de l’année 2025 relève une croissance économique estimée à 5,3 % en 2025 contre 4,8 % en 2024.
Sur le plan sécuritaire, les efforts des forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont permis de reconquérir 73% du territoire national, avec la libération de nombreuses localités et la réouverture d’unités administratives et éducatives et de centres de santé.
Sur le plan humanitaire, plus d’un million de personnes déplacées internes (PDI) ont pu regagner leurs localités d’origine, tandis qu’une assistance alimentaire a été apportée à plus de 1 910 000 PDI. À travers les actions mises en œuvre en faveur du relèvement des personnes affectées par la situation sécuritaire et les catastrophes naturelles, le Gouvernement est progressivement passé d’une logique d’urgence à une approche structurée axée sur la résilience.
Dans le domaine de la refondation de l’État et de l’amélioration de la gouvernance, des réformes structurelles importantes ont été engagées pour renforcer les institutions et améliorer l’efficacité de l’administration publique. Par ailleurs, la décentralisation a été approfondie avec la réorganisation du territoire national, à travers la création de nouvelles entités administratives (régions et provinces).
En ce qui concerne la justice et les droits humains, le gouvernement a consenti des efforts pour améliorer l’accès à la justice, avec la prise en charge de nombreux justiciables à travers l’assistance judiciaire.
La modernisation de l’administration s’est également accélérée, avec l’intégration de nombreux services publics en ligne dans le Guichet virtuel de l’administration publique. Cette dynamique contribue à rapprocher l’administration des usagers et à améliorer la qualité du service public.
Sur le plan international, le Gouvernement a poursuivi le renforcement des relations de coopération, à travers l’établissement de nouveaux partenariats et la consolidation des alliances stratégiques.
Dans le domaine du capital humain et en matière de santé, les résultats majeurs portent notamment sur la réalisation de la première transplantation rénale au Burkina Faso et de chirurgies cardiaques, l'ouverture du centre hospitalier universitaire de Pala, à Bobo Dioulasso, la construction de nouvelles infrastructures sanitaires.
Dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur, la performance des universités s’est améliorée, avec une normalisation progressive des années académiques.
Aussi, les efforts en faveur de l’employabilité des jeunes se sont traduits par la formation des jeunes en entrepreneuriat, renforçant ainsi leur capacité d’insertion économique.
S’agissant de l’amélioration du cadre de vie, des investissements importants ont été réalisés pour faciliter l’accès à l’eau potable, à l’énergie et aux ser
Dans le domaine agricole, les performances enregistrées traduisent une avancée significative vers la souveraineté alimentaire, avec une production céréalière de plus de 7 millions de tonnes, couvrant les besoins nationaux.
Dans le domaine des transports, les efforts engagés par le Gouvernement ont permis de renforcer la mobilité urbaine, notamment à travers l’acquisition de nombreux nouveaux bus pour le transport public.
Par ailleurs, le développement des infrastructures s’est poursuivi avec la réalisation de nouvelles routes bitumées, contribuant à améliorer le désenclavement du pays.
Le Plan RELANCE 2026-2030 pour la reconquête totale du territoire et des actions à fort impact sur les populations
Au-delà du bilan de la mise en œuvre de la PND 202162025, cette session a également été l'occasion d'examiner la matrice des réformes stratégiques et des investissements structurants pour la période 2026-2028, dans le cadre du nouveau référentiel national de développement, le Plan RELANCE, adopté le 29 janvier 2026. Ce plan, qui intègre la vision du Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim TRAORE, vise à « impulser un développement socioéconomique endogène et inclusif fondé sur l'engagement patriotique et la souveraineté nationale dans un environnement de sécurité et de paix ».
Dans son discours de clôture, le président du Comité technique national de la Politique nationale de développement a salué les efforts consentis par l’ensemble des acteurs de mise en œuvre, notamment les ministères, les collectivités territoriales, le secteur privé et les organisations de la société civile. Il les a, par ailleurs, exhortés à maintenir leur mobilisation afin d’assurer le succès de la mise en œuvre du Plan RELANCE, en faveur du renforcement de la sécurité, de la reconquête intégrale du territoire national et de la conduite d’actions à fort impact au profit des populations.
La revue technique du CTN a réuni les secrétaires généraux des départements ministériels, les représentants des collectivités territoriales, du secteur privé et de la société civile, ainsi que les coordonnateurs des secrétariats des cadres sectoriels et régionaux de dialogue.
Service de communication SEN/PND
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